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Et si il n'y avait pas que du street art à Penang ?


Constater par soi-même est préférable que cent ouï-dire. | Proverbe japonais. 

 

Récit d'un itinéraire de 5 jours sur l'île de Penang.


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Novembre 2019,

 

Nous sommes partis depuis Kuala Lumpur en bus, ce qui nous a coûté 35 myr par personne (l'équivalent de 7.60€). 4 heures et 30 minutes plus tard, nous arrivons sur l'île de Penang à la gare routière de Sungai Nibong qui est un peu excentrée du centre-ville. C'est ensuite en GRAB (les taxis UBER d'Asie) que nous rejoignons George Town pour 1€ par personne. Sandrine et moi ne logeons pas au même endroit (faute de budget). J'avais réservé une première auberge de jeunesse, Angmoh hostel, qui ne me convenait pas du tout. J'ai passé une nuit avant de changer d'établissement. Un peu plus loin dans la même rue, il y avait Rope Walk guest house, que je recommande vraiment (5€ la nuit en dortoir).

George Town a été rendu célèbre grâce au street art. Il y en a de partout. Il suffit d'emprunter une rue pour en trouver. Parfois, ils se trouvent en face de nous, ou il faut les trouver en levant simplement les yeux au ciel. Ils peuvent être petits ou grands, célèbres ou non, mais ils sont tous canons.


par ici et par là

Maps me en mode on, les yeux grands ouverts, c'est en 5 jours qu'on explore la ville et quelques autres endroits sur l'île. Trouver les street art était notre mission première. Puis lorsque qu'on dénichait quelques bonnes adresses, cafés, boutiques, galeries d'art, pâtisseries, marchés, on notait tout sur un carnet, ou bien on poussait les portes pour se laisser surprendre.

Jour 1

C'est le jour de notre arrivée, milieu de la journée. Premier petit tour dans le quartier, pour repérer un peu les bâtiments, adresses, et peut-être tomber par surprise sur du street-art.  Quelques boutiques sympas dont une de cosmétiques naturels, Nature Recipes situé sur Lebuh Campbell, un café avec une vitrine et une carte qui donne réellement envie, le Every Fresh Bar. Des restos, quelques boui boui de food local. C'est tout mignon par ici en fait. Par hasard, on arrive devant une ruelle qui mène au Grand Swiss Hotel et on s'éclate à prendre plein de photos devant les premiers street art que l'on voit (puisqu'on était les seules). Fin de journée, le quartier commence à s'animer, les boui boui sont ouverts, il y a des bars de rues, ça s'ambiance à George Town. En fait, on se rend compte qu'on est dans un quartier plutôt animé et c'est cool. On nous convint de s'arrêter dans un pub ou les cocktails sont gratuits pour les femmes jusqu'à 20h (il ne faut pas me le dire deux fois!). Il y avait juste à côté un food truck libanais. Délicieux. 10 roupies pour 7 falafels avec un choix de 2 sauces dont du hummus et un peu de salade. Parfait. Quelques derniers verres dans les bars d'à côté et c'est déjà la fin de la première demi-journée. 



Jour 2

On chope une carte des street art à la réception de la guest house et on s'aventure dans une première partie de la ville. On est sur Penang road, à l'ouest de la vieille ville. On a repéré un marché couvert, Chowrasta market où il n'y a que des locaux, pas de touristes. Rien n'est cher. Il y a un peu de tout, des stands de produits frais, de tissus, et même des livres recyclés à l'étage, de quoi faire le plein si vous souhaitez bouquiner en anglais. À peine plus loin, on repère un marchand ambulant de châtaignes grillées. On se laisse tenter avec Sandrine... elles étaient délicieuses et pour seulement 6 roupies les 150 grammes. On entre ensuite dans une boutique de souvenirs où on trouve des cartes postales à 1 roupie l'unité.

On s'aventure ensuite dans la zone où se trouve les street art les plus connus. Il y a souvent du monde qui prend des photos et il faut faire la queue avant d'avoir un cliché sans qu'il n'y est personne d'autre dessus. Il y a celui nommé "sisters on a swing" que j'ai adoré. Juste à côté il y a une galerie Jetty 35, qui vous conduit au 2f.coffee roasteryJe me suis laissé tenter par quelques achats de non-nécessité dans des stands de créateurs. Les galeries d'art, elles sont nombreuses dans le centre. Il y a des stands de créateurs parfois dans certaines d'entre elle. D'autres sont simplement là pour laisser exprimer les artistes en herbe du monde entier : Unique Penang Art Gallery.

Du street art, en veut-tu en voilà sur Lebuh Chulia et une petite rue parallèle Ah Quee street A l'angle entre cette rue et Beach Street, se trouve la pâtisserie Plan C qui propose de belles petites douceurs et plutôt délicieuses vu que c'était l'heure du goûter. On s'en est partagé 1 car les prix sont relativement élevés pour la Malaisie : un minuscule fraisier pour 22rp. Un dessin mural que j'adore, et qui est certainement l'un des plus photographiés aussi; c'est "Brother and sister on a swing" situé sur Lebuh Chulia.  Art Lane regorge de dessins muraux également. Des expos, des citations inscrites sur les murs et pleins de boutiques de souvenirs. J'en ai profité pour acheté des carnets de timbres qui représentent les streets art, ainsi que plusieurs petits carnets pour écrire et raconter mes aventures, dont celle que je retranscris ici. 

Retour à la Guest House en fin de journée (un endroit où je me sens vraiment bien). Personnel adorable, endroit charmant, un petit café au rez-de-chaussée avec des canapés et des phrases de voyageurs errants inscrites sur les murs. Nous avons dîné à Otto Pizza romana sur Lebuh Carnavon, qui propose des parts de pizzas assez généreuses à 8rp l'unité. 



Jour 3

Après un excellent petit-déjeuner au Every Fresh Bar (adresse qui deviendra notre QG à Sandrine et moi), nous partons avec le bus de ville (qui coûte 3 roupies) pour une journée au parc national de Penang, situé au Nord de l'île. C'est à pied que nous nous aventurons dans le parc, afin de nous rendre sur la plage (théoriquement la plus belle du parc), Teluk Kampi. Sur le chemin qui mène à cette plage, il y en a une autre, Kerachut beach qui abrite un sanctuaire de tortues à visiter. Un sanctuaire est censé être un lieu où on sauve les animaux. Mais je n'ai pas eu cette impression ici. On a simplement vu des tortues enfermées dans une boîte avec de l'eau pour qu'elles puissent nager un peu quand même. Les bébés tortues étaient adorables, mais ne semblaient pas des plus heureuses. C'est sur cette plage qu'on a vu le plus mignon des petits singes, qui appartient à la famille des semnopithèques obscurs. Il est reconnaissable par les tâches blanches autour de ses yeux et sa bouche. Qu'est-ce qu'il est cute. Pas simple à repérer au milieu des branches d'arbres, mais une fois trouvé, tu n'a qu'une envie, c'est prendre des centaines de photos. Merci Sandrine pour les clichés d'ailleurs, car mon zoom n'était pas suffisant. C'est sur cette plage, où il n'y avait personne, qu'on déjeunera.

C'est en forêt qu'on continue notre parcours, parfois un peu périlleux. On en voit jamais la fin ! Le ciel commençait à devenir noir ce jour-là. On a à peine eu le temps d'arriver sur la plage qu'un déluge nous ai tombés dessus. Un local qui vivait dans une grande cabane en bois, nous a laissé attendre sur sa terrasse, chez lui, pour se protéger de la pluie. 

Avant de commencer la balade, on avait réservé un bateau, qui puisse nous ramener au point de départ. C'est donc dans une pirogue en bois que nous faisons le chemin retour. Quelle aventure ! Il arrive sur la plage 30 minutes après nous, mais on ne l'a même pas vu arriver. On ne voyait qu'à 1 mètre devant nous entre la brume, la pluie et les nuages. Le skipper n'a pas attendu que la pluie s'arrête. Bon ok, c'est l'aventure après tout. On était trempées avant même de partir. Gilet de sauvetage enfilé, affaires personnelles protégées dans un coffre, on part, et la pluie devient de plus en plus forte. Au début, c'est marrant. Au bout de quelques minutes, des vagues de malade nous oblige à arrêter le moteur. Le skipper prend les vagues de travers, je crois qu'il a tout essayé. Mais vraiment ça devenait flippant. Parfois, le bateau était à la verticale (oui, on était bien dedans, en stress). 40 minutes plus tard, on arrive enfin, quand la pluie s'arrête évidemment. Le bateau arrive à un petit port de pêcheur et on emprunte des escaliers sur le ponton pour sortir du bateau. Les trois-quarts des escaliers était dans l'eau. Je ne vous explique pas le fou-rire.

C'est en bus de nouveau que nous rejoindrons George Town. Dîner dans les food trucks de la ville pour quelques roupies.



Jour 4

C'est encore un petit-déjeuner au Every Fresh Bar ce matin. Après le smoothie bowl d'hier, aujourd'hui, c'est le Yoghurt Parfait à essayer, accompagné d'un très bon jus frais homemade.

C'est le deuxième jour complet où l'on explore chaque ruelle de George Town. Quelques repérages de bonnes adresses, encore, mais ce n'est pas possible de s'arrêter de partout malheureusement. Komichi Tea House, Café Eté, Urban Day Break.

Les bâtiments sont magnifiques. C'est un régal pour les photographes en herbe comme Sandrine et moi. Chaque porte et chaque fenêtre de chaque bâtiment y passent.

On est sur Lebuh Melayu autrement dit Malay street, une rue qui regorge de belles façades. Par hasard, le sol d'une devanture de boutique m'interpelle, et c'est droit devant une pâtisserie qui s’appelle La Vie en Rose que nous arrivons. En vitrine, il y a des madeleines, des beignets, des pains aux chocolats. On pousse la porte et on craque. C'est un Français et son épouse qui est malaisienne qui tiennent cet endroit, ouvert très récemment. Les cafés se valent vraiment et les pâtisseries sont un régal.

Je ne savais pas ce qu'était un varan avant que je n'en croise un le long d'un canal à George Town. On se dirige vers les différents jetty de la ville en commençant par une vue d'ensemble depuis un temple chinois moderne Hean Boo Thean Temple. La mer est très sale et c'est plutôt fou ce que d'une rue à l'autre, le niveau de vie change complètement. Quand on arrive au bout d'un ponton, on s'en rend vite compte avec la vue qu'on a, comme une impression d'être face à des bidonvilles.

Le premier jetty où l'on se rend est Tan jetty. Je commence à réaliser qu'à coté de chaque porte d'entrée des maisons il y a des offrandes. Comme Sandrine m'expliquait, ces offrandes sont destinées aux ancêtres des habitants qui vivaient dans la maison. Si l'ancêtre aimait jouer aux cartes, alors un paquet de cartes est disposé à l'entrée, idem si l'ancêtre aimait boire du vin, c'est alors un verre de vin qu'on lui "offre" en signe de son souvenir. À Tan jetty, il y a souvent des petites charrettes devant les maisons. C'est sans doute là que vive tous ses vendeurs ambulants de street food.

Je me suis rendu compte qu'à Penang, les gens sont moins souriants que dans le reste de la Malaisie. C'est en fait parce que là-bas, il y a une plus grande communauté de Chinois que de malaisiens. Tout s'explique !

À Chew Jetty, nous sommes au milieu des touristes. C'est à peine si on arrive à marcher et avancer sur le ponton. Elle est bien plus aménagée que toutes les autres par des boutiques ou restaurants. Je me souviens de cette mamie assise sur sa chaise qui vendait des petits carnets exposés sur une table pliante, avec une pancarte indiquant "no photos please". Cela m'a fait un pincement au cœur de réaliser qu'en fait, elle était considérée comme un objet de foire. Du coup, je lui ai acheté des carnets à 1.50rp l'unité (0.32 centimes d'€ le carnet...). Le retour se fera par Armenian Street.

 

Nous avons dîné à Saeb sur Carnavon street, un très bon restaurant, mais pas copieux comme les plats d'un marchand ambulant. D'autant qu'en Malaisie, on paye une taxe supplémentaire pour le service dans les restaurants. 



Jour 5

Ce matin, je voulais bruncher à Urban Day Break pour tester cette adresse, tant recommandée par les bloggeurs et Trip Advisor. C'est un lieu où on y mange occidental, il y a absolument rien de malaisien. C'est une bonne adresse avec une excellente carte, mais des prix un peu élevés pour ce pays. En revanche, l'attente est très longue. C'est un lieu très prisé par les touristes. Ils sont tellement débordés qu'ils manquent de sociabiliser avec leurs clients (contrairement à d'autres endroits où je me suis rendu en Malaisie). Je pense qu'ils ne sont pas habitués à autant de monde d'un coup. Le service était long, mais le smash avocado était délicieux.

Nous souhaitions nous rendre sur Penang hill avant de quitter l'île. C'est en GRAB qu'on s'y rend, mais à l'arrivée il y avait beaucoup trop de monde. Une queue interminable rien que pour acheter le ticket d'entrée, et la même queue ensuite pour accéder au funiculaire. La pluie commençait à arriver, on a donc fait demi-tour et retour en bus (2rp).

Après-midi farniente, écriture, lecture, café. Dès que la pluie s'est arrêté, nous sommes parties manger dans un boui-boui à côté de nos guesthouses, puis parti se balader dans la vieille ville. Encore du street art évidemment. C'est le dernier soir qu'on repère sans doute l'un des meilleurs endroits pour dîner. Un food court avec plusieurs food trucks de toutes cuisines internationales. Alors si vous passez par Penang, il faut absolument aller dîner au Red Garden Food Court.



Jour 6

Un réveil à l'aube pour essayer de nouveau Penang hill, mais pour le lever du soleil ! Et c'est une réussite. Beaucoup moins de monde. Le ticket coûte 30rp par personne. On était les premières dans le premier funiculaire de la journée qui part à 6h30. Se rendre sur cette colline vous offre un panorama magnifique de la ville et de l'île. Il y a plusieurs chemins de randonnées à emprunter, mais nous ne pouvions pas rester longtemps. C'est le jour du départ. 

Un dernier Smoothie bowl dans notre QG avant de quitter l'île en bus pour se rendre dans les Cameron Highlands



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