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Malaisie chérie



blablabla

Cela faisait un petit moment que je voulais voyager en Asie, découvrir une nouvelle culture, goûter des plats, rencontrer des gens, m'imprégner d'un mode de vie différent. Quand j'ai rencontré Sandrine au Kai-iwi café à Grenoble, elle m'a si bien vendu l'Asie, que ça m'a poussé encore un peu plus à vouloir y aller. Alors, quand elle m'a dit qu'elle prenait une année sabbatique pour retourner explorer le continent, je me suis dit que c'était l'occasion pour moi de la rejoindre dans un des pays pour qu'elle me fasse découvrir ce qu'elle aime tant. 

Lidia, la reine des économies.

J'étais en Thaïlande, c'était au mois de novembre 2019. Initialement, je voulais me rendre au Japon, Cambodge ou Vietnam, mais les billets d'avions étaient un peu trop chers. C'est donc vers la Malaisie que je me suis tourné. Coup de bol, puisque Sandrine ne connaissait pas ce pays et que ça allait être une grande découverte pour elle comme pour moi. 

 

Pour s'y rendre ?

J'ai voyagé avec AirAsia, la compagnie locale pour voyager facilement entre les pays d'Asie. N'ayant pas été restreinte par la date de départ, j'ai trouvé un vol qui m'aura coûté 30 € de Krabi en Thaïlande, jusqu'à Kuala Lumpur, capitale malaisienne. Pour rejoindre le centre-ville de Kuala depuis l'aéroport, si vous voyagez seul : les trains et métros sont l'idéal. Si vous êtes à 2, GRAB (l'équivalent de UBER) est la meilleure option, car elle ne coûte que 70 myr soit environ 15 € et vous emmène à votre destination finale.

 

La circulation

 Les taxis, c'est pratique, on ne va pas se mentir, puis là-bas, ça ne coûte absolument rien. Il vous suffit de télécharger l'application Grab et d'avoir un peu de data à l'extérieur pour commander vos courses. Je parle de Grab qui fonctionne dans les grandes villes, pas uniquement à Kuala Lumpur, mais aussi à Malacca ou sur l'île de Penang.

 À Kuala, les transports en communs sont l'idéal. C'est économique, tout est très bien desservi, tout est bien expliqué. Il y a des bus gratuits. Alors qu'à Paris, on te pousse pour entrer dans le métro, en Malaisie, les gens sont civilisés et attendent les uns derrière les autres.

 

Le métro à Kuala Lumpur

Quand tu veux prendre le métro, tu achètes un jeton et non pas un ticket. Lorsque tu achètes le jeton, tu choisis le nom de la bouche de métro dans laquelle tu souhaites sortir. Tu gardes avec toi ce jeton qui te permettra de prendre les correspondances si besoin. À la sortie, la machine récupère le jeton. Et hop, paré pour un nouveau voyageur. N'est ce pas écologique ça ? Plutôt que d'acheter des tickets qui finissent à la poubelle après.

KL a tout compris sur le système à adopter.

 

Le paiement

La monnaie est le ringgit. Une monnaie très basse (1MYR = 0.20 centimes d'euros). Cette valeur vous permet donc de ne pas avoir le besoin de prévoir un budget énorme pour voyager en Malaisie. Il y a des ATM de partout, tout est bien développé dans la capitale (seul pays en Asie selon Sandrine où c'est autant développé d'ailleurs, je suis débutante en la matière et je ne m'y connais pas encore assez). 

La carte bancaire est acceptée presque de partout à Kuala Lumpur (sauf dans les marchés).

 

Dans le reste du pays, il est plus recommandé de payer en cash. Je pense à Pangkor Island, une île pas du tout touristique et peu développé, il est aussi plus compliqué de retirer de l'argent, prévoyez donc ça en avance. 

 

En Thaïlande, tu payeras le train plus cher qu'un local. À Bali, on va t'escroquer dans les bureaux de change ou un ATM va avaler ta carte bleue sans que tu n'es rien demandé. 

En Malaisie, on ne va pas essayer de te voler partout, surtout pas à Kuala. Les prix sont les mêmes pour tout le monde, que tu sois malaisien ou que tu sois un touriste. Ce pays est définitivement à un autre level.

 



par ici et par là

J'avais déjà évoqué la notion de "slow travel" dans mon article sur Bali. La Malaisie, c'était pareil, c'était même encore plus slow que Bali. J'ai vraiment pris le temps d'explorer un endroit en profondeur, de me poser et d'écrire sur ce que je faisais, le plus possible, pour mettre des mots aujourd'hui sur cette destination.

La météo ne nous a pas encouragées à découvrir l'Est du pays.

 

Ce n'est qu'une partie remise. 

 

La population est souriante, les Malaisiens sont adorables, sociables, civilisés. Sandrine et moi avons vraiment adoré ce pays. On a qu'une envie aujourd'hui, c'est se retrouver, pour arpenter cette fois l'autre côté du pays, la côte Est. 

 

En résumé :

Jours 1 à 4 : Kuala Lumpur

Jours 5 et 6 : Malacca

Jours 7 à 12 : Penang Island 

Jours 13 et 14 : Cameron Highlands

Jour 15 : Ipoh

Jours 16 à 19: Pangkor Island

Jours 20 et 21 : Kuala Lumpur

KUALA LUMPUR

Sander est sympa, il connaît beaucoup de choses à Kuala, il a beaucoup de bonnes adresses et il est de très bon conseil. 

 

C'est qui Sander ? Si tu me connais, tu dois savoir que je suis une adepte du couchsurfing en voyage. Avant de réserver quelconque logement sur Booking ou Agoda, je passe toujours par l'application couchsurfing, pour voir si je ne peux pas être hébergé à titre gratuit chez un hôte en échange de mes talents culinaires.

Quand on arrive en taxi à sa résidence depuis l'aéroport, on prend une claque quand on voit le bâtiment que c'est. Piscine, salle de sport, supermarché au sous-sol, boulangerie, et j'en passe. Puis, on se rendra vite compte par la suite que tous les immeubles sont en fait comme ça dans ce pays. Tout automatique, besoin de clés de partout, pour rentrer, sortir, monter ou descendre un étage. 

C'était la première expérience couchsurfing pour Sandrine alors que pour moi, je ne compte même plus. On était super bien situés, excentrés du centre-ville mais avec un métro juste à côté. C'était le top vraiment. On avait même une chambre chacune.... Jamais vu ça encore. 

 

Kuala, c'est grand, vraiment, tu ne sais plus trop où donner de la tête. Il fait très chaud, du coup en ville, la chaleur devient vite étouffante. Mais il pleut souvent aussi. C'est très changeant en fait, et si tu pars pour la journée, sois sûr de prendre un parapluie avec toi.

Il y a beaucoup de choses à faire, à voir. Plusieurs quartiers à visiter avec des marchés en veux-tu en voilà. Beaucoup trop de magasins. Enfin, c'est la capitale quoi...

Mais comme je le disais un peu plus haut, tout se relie facilement en métro ou bus. C'est facile de circuler dans cette ville. 

 

Au tout début de mon voyage en Malaisie, je ne prenais que quelques notes sur un carnet. C'est au fil des jours que j'ai appris à raconter plus en détail mes journées. Si tu lis cet article et sa petite sœur (sur l'île de Penang) en entier, tu verras que certaines étapes du voyage sont un peu plus détaillées. 

 

En attendant, prends un 2 days KL Pass et suis-nous !

Bukit Bintang
Bukit Bintang
Batu caves
Batu caves
Petronas Towers
Petronas Towers
Batu caves
Batu caves
Central Market
Central Market

Si tu arrives de l'aéroport en milieu de journée et que tu ne veux pas perdre de temps parce que tu n'en a pas beaucoup, direction dans un premier temps aux Petronas Towers : les deux tours jumelles les plus hautes du monde. 

 

À voir de nuit.

 

De jour, c'est à voir aussi, mais il y a plus de monde. En soirée, quand les tours sont éclairées, c'est vraiment sympa à voir. D'autant qu'il y a un spectacle de jets d'eau et lumières à l'extérieur. 

Pendant que tous les touristes se rueront dans les restaurants à l'intérieur ou autour des tours, je te conseille de marcher un peu plus loin (environ 10 minutes) pour aller dîner au Tapak urban street. On y est allé deux fois d'ailleurs. Ce sont plusieurs food trucks de spécialités malaisiennes ou non pour des prix dérisoires. Il n'y a pas un touriste à part toi, que des locaux. C'est une des supers adresses recommandées par Sander

Pour finir la soirée, tu peux te rendre au rooftop Canopy, juste à côté des tours, qui propose tous les jeudis soir des cocktails gratuits pour les femmes. 

 

Kuala Lumpur, l'idéal pour claquer ton fric dans les boutiques. 

 

Si tu es une ex-accro au shopping, ne va surtout pas à Pavillon Mall, c'est un piège. Mais c'est grandissime. C'est le premier centre commercial aussi grand que j'ai vu jusqu'à présent. C'est une dinguerie. Il y a un bus gratuit qui s'y rend, évidemment, le KLGO

En revanche, le quartier incontournable pour acheter tes souvenirs sera à Central Market. Nous y sommes allées une première fois pensant que c'était qu'une petite rue avec quelques food trucks et des boutiques de Chinois sur la droite, mais NON ! Si tu pousses la porte du bâtiment qui se trouvera sur ta gauche dans l'allée, tu te rendras compte que c'est une vraie caverne d'AliBaba.

Et vas-y que j'achète pleins de petits trucs légers à transporter pour faire des cadeaux au fur et à mesure (bracelets, marques-pages, etc.) ou même un peu plus lourd (que j'enverrai en colis vers la France). Une boutique que j'ai absolument adorée qui se trouve uniquement à Central Market ou bien sur l'île de Langkawi, c'est NAPEL. Ce sont des produits authentiques, fabriqués localement et à petits prix. 

Si tu souhaites ramener du Batik (et t'amuser à coudre quand tu es confiné à cause d'un virus par exemple), celui de Central Market est très cher, puisque ça reste un quartier touristique. Sandrine a ramené plusieurs mètres de tissu de George Town à Penang, trouvé dans un marchand sur un jetty pour des prix bien plus intéressants...

 

 Et puis sinon, il y a le jardin botanique à visiter : il te faut une journée complète tellement qu'il est grand. Il y a même un parc dédié aux hibiscus et orchidées (mais fermé quand on y était). 

 

 Jour 12345569 : je sais plus.

 

Direction les Batu Caves un aller en train qui coûte 2,50 roupies (ça va te ruiner). Autrement dit direction l'attraction touristique de Kuala

Je te conseille de partir avec des bananes, parce que si tu les achètes sur place, ce sera plus cher. C'est comme les pop-corn au cinéma. Si tu achètes sur place, tu payes le double. 

Je te préviens juste par contre qu'elles ne sont pas pour toi, pas comme les pop-corn.

Google dit que Batu Caves c'est un ensemble de grottes dont certaines ont été aménagées en temples, qui constitue le plus grand sanctuaire hindou hors de l'Inde.

Ce qui est vrai en soi, mais pour moi, c'était surtout des singes de partout avec qui je me suis tapé des sacré fous-rires. 

En même temps, quand tu as un singe qui te regarde, puis qui va sauter dans la poubelle pour chercher à manger, ou qui lèche du curry renversé sur un muret, tu te tapes des barres de rire. 

 

Bon, sois sérieuse dans ton blog Lidia. 

 

Désolé, parfois ça m'arrive de déraper quand j'écris.

Ok, j'ai mangé indien et c'était super bon. Enfin surtout les Naan. Le reste, c'est trop épicé pour bibi. Je me souviens plus du nom du restaurant, mais de toute façon il n'y en a pas 50. Je me souviens que c'était un peu comme à la cantine. Tu prends un plateau, des couverts, tu fais ton choix parmi les plats cuisinés et ils te préparent ton assiette sous tes yeux. 

Kuala Lumpur au début et Kuala Lumpur à la fin. Sander était en vacances à l'étranger à la fin de notre séjour. C'est donc à l'hôtel Pudu Bintang que nous avons séjourné pour mes deux dernières nuits dans la capitale malaisienne. Situé juste derrière l'arrêt de métro Pudu et à 30 minutes à pied de Bukit Bintang (le quartier commercial avec cafés, pubs, hôtels, dont Pavillion Mall), c'est un hôtel très charmant pour 14€ la nuit en chambre avec 2 lits simples soit 7€ par personne.


MALACCA

Toi, je t'ai littéralement Adoré. 

 

 Nous n'avons passé qu'une seule nuit à Melaka. Ce n'est pas suffisant. Il y a énormément à voir et à faire dans cette ville.

 

Une journée idéale à Melaka commence par une balade le long de la rivière, Melaka riverside. Les murs sont colorés, il y a de très beaux street art, il y fait vraiment bon vivre. Laissez vous porter par vos envies. Perdez-vous dans des petites ruelles qui vous mèneront à quelques bâtiments historiques, ou qui vous feront voir de drôles de vélos. Si vous souhaitez faire une pause déjeuner ou boire un café, mais que vous hésitez, je vous conseille le Calanthe Art Café. Leur Perak coffee ou leur riz au curry sont un régal. Je me souviens très bien de Antonet, notre serveuse ce jour-là, qui était extraordinaire. Elle s'est intéressé à nous, elle voulait nous aider à trouver un logement pour notre prochaine étape, je suis restée impressionnée par sa gentillesse et son sourire.

 

"Gentillesse compassion donnant la joie."

 

Cette phrase était une inscription sur un vélo. La gentillesse des gens à Melaka est en fait impressionnante. Tout le monde est souriant, les locaux te disent bonjour et te souhaitent la bienvenue. Vous découvrirez ensuite les différents quartiers de la ville, le quartier chinois avec tous ses temples, le quartier français, The Riviera Melaka, avec ses bâtiments à la bobo parisienne (c'était trop drôle de voir ce quartier en Malaisie). Enfin, rendez-vous pour le coucher du soleil, dans le quartier arabe, pour aller visiter la célèbre mosquée Malacca Strait Mosque. Pour entrer dans cette mosquée, en tant que femme, il vous faudra porter le voile afin de respecter la religion.

 

L'Islam en Malaisie, une religion qui domine. 

 

Il n'y a pas de séparation entre l'Etat et la religion. Ici, les femmes portent le voile parce que le gouvernement l'impose. Ce n'est pas l'homme qui l'exige, mais c'est l'Etat qui le veut. Ce qui est surprenant, c'est que dans un pays où le vivre ensemble est dominant, la religion prend le dessus et les Malaisiennes ne seraient pas en sécurité si elles sortent sans leur voile. 

 

En soirée, vous irez siroter une petite bière le long de la rivière avant de se diriger sur la Jonker street, pour aller manger de la street food. Vous pourrez également faire des petits achats souvenirs si vous le souhaitez. C'est sur la Jonker street que j'ai craqué pour des nouveaux bandeaux au design de batik. Des exemples de prix dans cette ville ?

 

  • Un café : 5,50 roupies
  • Un marque-page : 8 roupies
  • Un tee-shirt d'un artiste local, Charles Cham, qui est d'ailleurs passé par Aix-en-Provence pour peindre et exposer son travail : 40 roupies. Ses travaux sont basés sur la philosophie du Yin et du Yang - la dualité de la vie et l'attirance des opposés. 
  • street food : 10 roupies
  • Un jus frais du fruit du dragon : 10 roupies

Je suis tombée sous le charme de cette ville où je serai plus que ravie d'y retourner. 



PENANG ISLAND

 

Constater par soi-même est préférable que cent ouï-dire. - Proverbe japonais. 

 

 

Chère Penang,

 

Tous les blogs de la Malaisie parlent de toi comme étant le GRAAL. Ils parlent de ta grande ville, George Town, qui regorge de street art. Ils parlent de l'architecture de tes bâtiments, de tous tes temples. C'est vrai. 

En 2008, l'UNESCO t'a ajouté à son patrimoine mondial. Tu es une île, mais tu n'es pourtant pas déserte. Loin de là, puisque tu as plus d'un million d'habitants. Mais pourquoi tous ces gens viennent te voir ? Qu'est-ce qui te rend si célèbre à part le street art ? Je ne peux pas m'arrêter à ce que les gens disent de toi, ça ne me suffit pas. J'ai besoin d'aller voir de mes propres yeux ce qui se passe chez toi.

Alors je suis venue, je t'ai découverte. J'ai arpenté tes rues, en long en large et en travers. Je suis même allée sur ta colline tout là-haut. Comme le dit ce proverbe japonais, je voulais constater par moi-même tes trésors. 

Mais je ne peux pas en parler ici. Je ne peux pas en parler comme ça, à l'arrache. Il y a beaucoup trop de choses à raconter sur toi.

 

Il te faut un article spécial pour toi ma grande. 

 

Parce que je t'ai adorée, et que tu peux être sûre que je reviendrai te voir, en attendant, je te propose qu'on se retrouve ici

 

A +

Lidia

 

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LES CAMERONS HIGHLANDS

C'est le premier jour du dernier mois de la première décennie des années 2000.

Tout ça pour dire qu'on est le premier décembre 2019 quand on grimpe dans le bus pour quitter l'île de Penang. Je suis malade, ce n'est pas la grande forme et je trouve ce trajet en bus interminable. Ce n'est pas 3 heures, mais 6 heures de bus au milieu de paysages absolument grandioses (pour ce que j'en ai vu quand je n'étais pas en train de dormir).

 

Nous arrivons à Tanah Rata et me voilà enfin arrivé à l'auberge, le SleepBox Hotel où j'étais très attendue. Pour 4€ la nuit avec petit-déjeuner inclus, je m'attendais à moins bien que ce que j'ai eu.

 

La chambre est grande, propre, avec une salle de bains privative (je parle pour les 24 personnes qui dorment dedans.) Les lits sont en box, ce qui permet d'avoir vraiment ton espace privatif. Le seul bémol est le manque de place pour laisser les sacs à dos à l'extérieur. Obligé de tout ranger dans le coffre qui se situe en dessous du lit. Mais le gérant de cet hostel est un amour, vraiment. On a beaucoup discuté  de randonnées, de bonnes adresses, il m'a même donné des médicaments sans que je ne demande rien... Nous irons manger un Nasi Goreng au Pakleh Chicken Rice, juste en-dessous de mon hostel

 

La météo n'est pas là. Fini le ciel ensoleillé de Penang ou la chaleur étouffante de Kuala, nous sommes dans les terres, en altitude et le ciel est ici plus capricieux. 

 

Le jour d'après, nous souhaitions nous perdre dans les plantations de thés, celles qu'on supposait être à coté, sans avoir besoin de scooter ou véhicule pour s'y rendre, mais ce n'était pas une réussite. Nous gambadons à travers la forêt, nous nous trompons de chemins, faisons des demi-tours pour finalement traverser plusieurs fermes de fraises. 

 

Oh des fraises !

 

On s'est arrêté à YZ Agro Farm pour acheter une petite barquette de fraises chacune (coût : 7 roupies). 

La journée pour moi est courte, car je ne me sens vraiment pas bien. 

Je laisse Sandrine découvrir le centre-ville toute seule, repérer les bonnes adresses pour aller déjeuner ou prendre un café, trouver éventuellement des bons plans afin de se rendre dans les plantations de thés. C'est un peu plus tard que je la rejoins pour aller déjeuner chez Rosette, un bon petit restaurant. Il y avait un peu de monde et nos plats nous ont coûté 29 roupies pour deux. 

En mon absence plus tôt dans la journée, Sandrine avait repéré une excellente adresse pour un thé local et une carte de petites douceurs avec des crêpes. 

 

Le self-service, ça te parle ? Je n'avais pas encore connu ça en Malaisie avant de pousser la porte du Lords Café, une adresse charmante et incontournable si tu passes par Tanah Rata

 

En empruntant des escaliers cachés dans une petite ruelle du centre-ville, tu arriveras dans ce café. Tu aimeras sans doute sa déco un peu vintage et ses objets anciens posés sur les étagères. Tu prendras une carte avec un petit bout de papier et un stylo qui sont mis à ta disposition à l'étage, devant le comptoir. Tu iras t'asseoir à ta table préférée, consultera la carte puis inscrira ta commande ainsi que le numéro de table sur ce petit bout de papier, avant d'aller payer au comptoir. Quand ta commande sera prête, tu entendras ton numéro de table appelé au micro. 

Tu gères donc tout, tout seul, comme un grand. L'avantage de tout ça ? Moins de personnel à payer et donc des prix plus bas pour les consommateurs. Alors quand je vois sur la carte un thé local de la plantation B.O.H ou des crêpes nature à 3,90 roupies (soit 0,84 centimes d'euros)... je vous laisserai deviner la suite...

 


C'est le deuxième jour dans les Camerons Highlands que nous verrons les plantations de thés. ENFIN !

Nous souhaitions aller à Habu Boh Tea Plantation. Elle est un peu plus excentrée et c'était celle qui m'avait été recommandée par mon hôte. Selon lui qui est local et qui connaît les prix mieux que quiconque, le prix d'un taxi pour se rendre là-bas coûte environ entre 15 et 20 roupies. 

 

Quand je vous dis que pour arpenter l'Asie, il faut un scooter, c'est vrai ! Même en Malaisie et jusque dans les Camerons Highlands ...

 

On se rend à la Gare routière pour aller prendre un taxi. D'après un panneau d'information sur les prix pratiqués pour les courses, le prix est différent pour chaque plantation de thé, mais il est fixé au préalable.

Pour se rendre dans cette plantation de thés là, par exemple, la course coûte 40 roupies.... Pourquoi ? Parce que tu as le panneau "TOURISTES" collé sur ton front.

Bref, pas le choix, on monte dans le taxi et on y va, en espérant tomber sur une âme charitable, une fois sur place, qui voudra bien nous ramener à Tanah Rata

Le karma à fait fermé la route ce jour-là, dû à un éboulement causé par les intempéries de la veille. Site donc inaccessible, c'est un échec et nous faisons demi-tour, direction une autre plantation de thés, un peu plus proche du village.

Le taxi n'a évidemment pas voulu nous faire la course à un prix réduit...

 

Nous arrivons enfin à mettre les pieds dans une plantation de thés, Cameron Valley Tea House, sans doute l'une des plus touristiques. 

 

L'accès coûte 3 roupies/personne. Je suis toujours malade et je tiens à peine debout, mais je fais un effort parce que j'ai vraiment envie de découvrir ce que c'est, me perdre au milieu de tout ce vert. C'est grandiose. Alors que les touristes occidentaux iront se perdre dans les champs comme nous, les touristes malaisiens ou asiatiques, eux, feront des milliers de selfies vue d'en-haut, mais c'est tout. Ce jour-là, on avait de la chance, car nous étions les seules dans les champs, alors on gambade, on se perd, on prend des chemins interdits on fini parfois sur les fesses parce que c'est trop pentu pour descendre. Ce sont de drôles de moments. Dans ces plantations-là, je vous conseille d'emprunter le trail n°6 !

On est restées planter là, un instant, à observer les travailleurs ramasser le thé. Puis il était environ midi quand on les voit redescendre avec un sac rempli de feuilles de thés, sans doute plus lourd qu'eux, qu'ils portent sur leurs épaules.... Le choc.

 

Et ceux qui se plaignent des 35 heures pendant ce temps... C'est des conneries tout ça. 

 

Des photos, des vidéos. Des souvenirs gravés. Sur le chemin du retour, on croise l'un d'entre eux. C'est en discutant un peu que l'on se rend réellement compte de leurs conditions de travail pas évidentes : humidité, terrains en pente, poids des sacs, heures de travail. On souhaitait simplement en savoir un peu plus, et on a pris une claque.. On a réussi à connaître le poids d'un sac. 50kg. Pas de jours de congés, c'est comme ça tous les jours de la semaine. Je reste bouche bée. 

 

On tente de faire du pouce pour le retour.

 

Mais ça ne marche pas vraiment dans ce pays. Un taxi s'est arrêté pour nous récupérer. C'était un petit vieux monsieur qui faisait une course pour une dame qui se rendait au centre-ville. Nous sommes montées et il nous a demandé 15 roupies à l'arrivée. On savait que c'était les prix pratiqués en taxis, du moins avec ceux qui n’essayent pas de t'arnaquer parce que tu es une touriste, alors on était ravies de lui donner. 

 

On ira ensuite se poser déjeuner dans notre adresse préférée : un hashbrown avec un sandwich chacune pour 12,80 roupies à deux (2,70€ notre déjeuné qui nous a ruiné...)

Je suis épuisé d'être malade. 

Heureusement que les crêpes me sauvent un peu le moral. En temps normal le café ferme à 18h. Il est 18h20 quand on part, on était les dernières mais on n'a pas vu le temps passer. Ecrire, jouer aux cartes, rire. Les deux filles qui tiennent le Lords sont adorables. Elles nous ont remerciés plus d'une fois pour être autant fidèle à l'endroit. On était celles qui avaient commandé le plus de crêpes en l'espace de deux jours. Ça ne m'étonne pas vu le nombre que j'en ai pris... 

 

19h30 : l'heure pour nous de préparer le sac à dos.

Demain, on fait chemin inverse direction Ipoh !


IPOH

Sandrine et moi voulions finir notre séjour en Malaisie par ne rien faire sur une île. Nous sommes en novembre/décembre, c'est la mousson sur l'est du pays, alors il fallait choisir une île à l'Ouest. Langkawi island, c'est l'île ou tout le monde se rend, c'est la plus paradisiaque de la Malaisie de l'Est. Mais elle est au Nord du pays et la météo et notre budget ne matché pas avec cette île. Alors on en a choisi une autre qui était Pangkor Island, plus accessible par rapport à notre itinéraire. 

 

Sur la route de la plage et des cocotiers, il y a la ville d'IPOH.

 

Le bus était rapide ce matin. On a rejoint Ipoh en 2 heures et 30 minutes depuis Tanah Rata pour seulement 20 roupies (4,20€). On a pris un hôtel random pour une nuit, la chaîne d’hôtel la moins chère du pays, OYO. C'est en GRAB qu'on rejoindra l’hôtel pour 13 roupies. Le moins cher était dans le quartier indien de la ville. On était en avance et il fallait qu'on attende un peu pour le check-in, mais la réceptionniste de l’hôtel était tellement désagréable que j'étais bien contente de rester qu'une seule nuit ici. On partira déjeuner loin de ce quartier-là...

 

À première vue, je trouve cette ville différente. L'ambiance ne m'est pas familière avec le reste de la Malaisie. Les gens sifflent ou te klaxonnent. Les rues sont plus sales qu'ailleurs dans le pays. Est-ce que c'est parce qu'on est dans le quartier indien et que la mentalité est différente ? Peut-être finalement. En arrivant dans la vieille ville, on commence notre repérage de bonnes adresses, dont une pour déjeuner immédiatement parce qu'on avait très faim. 

 

Le Nasi Goreng, ou le Pad Thaï ou le riz blanc, j'en peux plus là. J'ai besoin de verdure. Ce jour-là, je rêvais d'une salade. Après Plan C à Penang, on arrive devant Plan B à Ipoh.

 

Ce doit être l'une des adresses les plus chères de la ville. Ils avaient une carte de plats occidentaux, dont des salades. Yes ! Des crudités, des concombres, des tomates, ça fait du bien après 1 mois en Asie. La note finale faisait moins de bien en revanche, mais tant pis, ce n'est pas tous les jours Noël comme on dit. 79 roupies pour deux (17€). À savoir que j'ai pris un dessert, très important. 

 

On entre dans une galerie photo et pour la énième fois, on nous demande d'où l'on vient. Alors parfois, pour faire durer le plaisir, je réponds guess what ? Et je les laisse deviner. Ce jour-là on a tout eu. Costa-Rica, Venezuela, Australie (genre, j'ai l'accent australien lol), Espagne et j'en passe. La France était le dernier des pays cité. Une fois de plus, personne ne me prend pour une française, mais tout le monde pense que je suis la fille de Sandrine. Qu'est-ce qu'on se marre. 

Retour à l'hôtel pour check-in. Bon la chambre ne cassait pas trois pattes à un canard, mais c'est une nuit donc ça devrait aller. Toujours aucun sourire et un accueil glacial de la part de la réceptionniste. 

 

À Ipoh, l'architecture se défend plutôt bien aussi. Quand tu penses avoir eu ta dose de street art tous les 100 mètres à Penang, et bien, il y en a encore ici ! La vieille ville est petite et le tour de chaque ruelle se fait rapidement. Une après-midi suffit donc largement ici. On est sur Concubine Lane (la rue touristique) quand on décide de se poser dans un café stylé. Il y a des Chinois et des Malaisiens de partout qui se prennent en photo devant chaque street art. Le plus drôle, c'est de voir la tête et les positions qu'ils font tous. Exactement les mêmes. C'est à mourir de rire.

 

Tu veux connaître la bonne adresse d'ici ? Elle s'appelle Cafe & Rest House.

 

C'est également une auberge de jeunesse avec des lits en capsule. J'ai adoré la déco et l'ambiance. C'est un chouette endroit pour chiller, jouer aux cartes, bouquiner, travailler. Elle est située sur Jalan Sultan Iskandar. Il pleut déluge dehors. La mousson, ce n'est visiblement pas que sur la côte Est, mais aussi sur la côte Ouest.

On voulait vraiment manger dans un food court ce soir-là, genre indien ou chinois pour changer un peu. Mais la pluie ne s'arrêtait pas, alors c'est ici qu'on a dîné. Délicieux. J'ai pris des pâtes (ça aussi, ça faisait très longtemps). 

 

Le lendemain, on partira le matin à la gare routière sans ne rien réserver en avance pour une fois, ça suffit de payer les frais de booking sur 12goAsia. 

 

Direction la plage et les cocotiers



L'ÎLE DE PANGKOR

On est les seules occidentales dans le bateau qui part depuis le port de Lumut. Les seules avec des sacs à dos. Tout le monde a les yeux rivés sur nous. Le bateau qui se rend sur l'île coûte 14 roupies aller/retour (2,50€)...

 

Mais qui sont-elles ... ?

 

Au port d'arrivée sur l'île de Pangkor, tous les taxis se jettent sur nous. J'avais l'impression d'être à Bali là. 

 

Taxi, taxi, taxi, taxi taxi taxi taxi, "Ouair or you going", taxi taxi, taxi, taxi taxi. Merci, mais non merci. 

 

Ça nous a carrément refroidie, donc on est parti à pied. L’hôtel n'était pas si loin du port. Quoique. Avec nos sacs à dos, et la chaleur, ce n'était pas la porte à coté non plus. On logeait pendant 4 nuits à l'hôtel Pangkor Mutiara. L'accueil n'était pas des plus chaleureux car c'était une communauté indienne aussi, mais la chambre était pas trop mal. 

Mission number one : trouver où manger. 

 

Nos journées sur l'île sont tranquilles. No stress, pas de réflexions genre où on va, qu'est ce qu'on fait. Beaucoup de temps pour soi, lire, écrire, coudre, faire du tri dans le sac à dos aussi, de temps en temps, il le faut. Entre 2 écussons cousus sur mon sac à dos, je passe par une boutique juste en bas de l’hôtel qui importe des chocolats. Il y avait du Milka, des Ferrero Rocher, et l'accro au chocolat a craqué....

Puis en fin de journée, music on, et direction la plage pour marcher les pieds dans l'eau et admirer le coucher du soleil, mon moment préféré de la journée.

 

Le troisième jour, à défaut de trouver un vélo, c'est en taxi qu'on se rendra sur la plage de Coral Beachcelle où il y a quelques touristes occidentaux et donc celle où on pourra se mettre en maillot de bain. Le taxi coûte aussi cher que le ferry qui se rend sur l'île : 15 roupies la course, mais quand on est 2, c'est que dalle. 

C'est sur cette plage d'ailleurs qu'on a vu des Calao, cet oiseau que l'on distingue bien, car on dirait qu'il a 2 becs. Il fait à la fois un bruit adjacent mais doux à l'oreille qu'il est reconnaissable de loin.

 

C'est ce jour-là que je me dis que même si le Samsung Galaxy S9 fait de très belles photos, le zoom et la qualité n'est pas aussi excellente que mon CANON EOS 1100D et que c'est la dernière fois que je partirai en voyage sans l'emmener...

Merci Sandrine pour la photo du Calao !

Restoran Nasa Pangkor juste avant d'arriver à la première plage depuis notre hôtel. Quand on demande un plat pas épicé, il n'arrive pas épicé. De supers bonnes noix de coco aussi. 

Nipah Deli Steamboat & Noodle House : vue sur mer et pieds dans le sable, une carte variée d'une cuisine locale, des plats délicieux et des prix bas.

Daddy's Café : c'est le resto d'à côté du Nipah Deli. Spécialités locales de fruits de mer, des salades à la carte, des jus bien frais, mais le service se fait désirer. C'est l'adresse recommandée par la majeure partie des blogueurs donc une clientèle plus occidentale que locale.

Pangkor, ce n'est pas une île paradisiaque comme tous ses clichés qu'on voit passer sur les réseaux sociaux. Pour être allée en Nouvelle-Calédonie, à Bali, à Koh Phi Phi, ici, c'est différent. Il y a des cocotiers, des plages et de très beaux couchers de soleil. Pangkor, aujourd'hui, n'est pas connu des touristes, elle est très locale et peu visitée donc peu développée puisque le tourisme n'y est pas de masse. C'est je crois ce que j'ai préféré finalement. Être sur une île vide de touristes. Pour se déplacer, c'est à pied, en scooter ou en taxi. Il n'y a pas de vélo (ou bien, ils sont cassés), ça nous a plombé le moral nous qui voulions faire le tour d'une île à vélo. 

 

Ah les taxis qui sont des Toyota Hiace (van) roses. Ça, j'en suis fan aussi ! 

 

Il y a peu de commerces, pas beaucoup de boui-boui pour manger, des fils électriques qui pendent de partout (comme à Bangkok), des égouts à ciel ouvert (les bonnes odeurs...). Si tu te balades en maillot de bain dans les rues, ou que tu te rends sur une plage peu connue, gare aux regards, car là-bas, tout le monde se baigne habillé, les femmes portant même le voile dans l'eau...

 




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Commentaires: 1
  • #1

    dora resta (mardi, 28 avril 2020 11:52)

    belle aventure de voyage à découvrir